La Banque de France a de nouveau abaissé sa prévision de croissance pour 2026, à 0,4 %. De quoi ranger au placard l’espoir de voir la croissance financer la dette à votre place.
0,4 %. C’est la prévision de croissance du PIB français pour 2026, revue à la baisse par la Banque de France, qui évoque au passage la « résilience » de l’économie tout en reconnaissant qu’elle stagne. Sur un trimestre récent, le PIB a même reculé de 0,1 %. À ce rythme, la richesse produite par habitant n’augmente plus : une fois la croissance démographique prise en compte, elle recule légèrement.
Cette faible croissance a une conséquence directe sur la trajectoire de la dette publique. Un pays qui rembourse ses créanciers grâce à une économie qui grandit peut absorber un endettement élevé sans trop de douleur. Un pays endetté dont l’économie stagne n’a plus qu’un seul levier vraiment efficace pour tenir ses comptes : les prélèvements. La croissance ne viendra pas régler la facture à la place des contribuables.

La seule croissance sur laquelle vous avez la main
Il y a la croissance du PIB, sur laquelle personne, individuellement, n’a de prise. Et il y a la croissance de votre propre patrimoine, qui dépend presque entièrement de décisions que vous prenez seul : ce que vous épargnez, où vous le placez, depuis combien de temps. Un placement qui capitalise pendant vingt ans ne demande l’autorisation d’aucune conjoncture nationale.
Compter sur la croissance économique pour améliorer sa situation revient à espérer un vent favorable sans jamais orienter ses voiles. Le vent ne souffle plus très fort en ce moment. C’est justement le moment d’orienter les voiles.


